Zooms
Zoom Hommage au père henri Boulad, combattant contre l'islamisme
Le père jésuite de rite Melkite Henri Boulad s’est eteint le 14 juin à l’age de 92 ans. KHenri Boulad fut à la tête du Collège de la Sainte Famille des Jésuites du Caire. Ses homélies, ses publications, ses livres, ses conférences ont été traduites en plus de quinze langues. D’un courage exceptionnel, il a exprimé sa clairvoyance à l’égard de l’islamisme.
Après les abominables attentats survenus en Egypte le dimanche des Rameaux en 2017, le père Henri Boulad etait l’invité de TVL. Il venait de publier un sévère « J’accuse » qui avait fait grand bruit. Dans l’entretien, le prêtre égyptien, qui parcourait le monde pour éveiller les consciences endormies, dénonce l’islamisme qui, dans son pays comme partout dans le monde, s’est enferré dans un dogmatisme dont il ne parvient pas à sortir. Il désigne aussi les grandes nations occidentales qui tout en prétendant défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l’homme collaborent activement avec un islam fondamentaliste pour des intérêts bassement économiques et financiers. Un propos de grande actualité.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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