Zooms
Zoom - Madeleine Melquiond : Vieillesse : pourquoi cette haine anti-boomers ?
A partir de 70 ans, les femmes ne sont plus considérées comme des personnes singulières, mais comme des "vieilles". Elles sont fragiles, faciles à arnaquer ou menacer. Dans son ouvrage, "A ceux qui nous parle comme à des enfants - Mon voyage en septuagénie", Madeleine Melquiond, agrégée d'histoire-géographie et ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, dénonce les clichés sur les plus vieux et livre un portrait d’elle-même, et des femmes de son âge, aussi drôle qu’émouvant. Elle souhaiterait faire comprendre aux autres générations que l’on va tous voyager en septuagénie, pour les plus chanceux, et qu’il est absurde d’ignorer les anciens et de leur parler comme à des enfants. Ni catalogue de conseils, ni étude savante, son livre nous conduit au plus intime de la vieillesse, en racontant les embûches qui se dressent sur notre route et en expliquant comment les contourner.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :