Zooms

Zoom - Nicolas d’Estienne d’Orves : Le cinéma est un joyau français

Publiée le 19/04/2022
Journaliste et écrivain, prix Roger Nimier et deux fois finaliste du prix Interallié, Nicolas d’Estienne d’Orves vient de publier un nouveau roman : "Ce que l’on sait de Max Toppard". A travers un récit lumineux et foisonnant où deux histoires s’entrecroisent, l’auteur nous propose une biographie romancée du cinéma français de sa naissance aux années 60. Toute la vie du héros, Max Toppard, se confond, sur près d’un demi-siècle, avec celle du 7ème art. Lorsqu’une jeune journaliste décide d’enquêter sur ce cinéaste, ses recherches réveillent des spectres de plus en plus menaçants : films interdits, acteurs fous, producteurs assassins. Seule certitude : le secret de Max Toppard est un secret qui tue… L’ouvrage est aussi le moyen amusant de retrouver des personnalités brossées avec tendresse (mais aussi acidité parfois) : de Lucien Rebatet à Michel Simon en passant par Linder, Vigo, Renoir, Meliès, Natan, Welles et beaucoup d’autres. Un roman enthousiaste et enthousiasmant.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.