Zooms

Zoom - Nikola Mirkovic - Amérique : le vol des institutions pour un gouvernement mondial

Publiée le 17/01/2022
"L'Amérique est un empire, parce que l'Amérique commande". Voilà comment le géopolitologue Nikola Mirkovic résume le pouvoir des Etats-Unis dans son dernier ouvrage "L'Amérique empire". Leur règne s'est affiché à la face du monde après la Seconde guerre mondiale par l'élaboration d'une stratégie à la fois monétaire (accords de Bretton Woods), économique (extraterritorialité des lois) et diplomatique (fabrication de l'Europe économique). Le complexe militaro-industriel dénoncé par Eisenhower et les sociétés secrètes (CFR, Bilderberg, Bohemian Club...) évoquées par Kennedy peu avant sa mort ont pris le contrôle et transformé les Etats-Unis en monstre. Résultat, le peuple américain est aujourd'hui dépossédé de sa souveraineté. Le but étant l'établissement d'un gouvernement mondial comme l'affirmait le grand banquier James Warburg. Mais le prix de l'empire est la mort de la nation : crise de confiance, endettement, séparatisme... Comment la super-classe a détourné insidieusement le pouvoir en opérant un rapt sur les institutions démocratiques ? Et comment l'Amérique fait-elle face au partenariat russo chinois, seul opposant à son projet mondialiste ?

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.