Zooms

Zoom - Patrick Gofman : Pour en finir avec la mythologie trotskiste

Publiée le 25/07/2023

Ancien trotsko-lambertiste, Patrick Gofman publie une nouvelle édition de «  Le trotskisme dégénéré ». Depuis 1938, le trotskisme et ses mille chapelles se présente comme la direction alternative du prolétariat révolutionnaire mondial. Et pourtant , la chaloupe de cette idéologie nuisible a coulé dans un immense naufrage, en même temps que le paquebot stalinien. Comme le rappelle d’ailleurs l’auteur : «  Le stalinisme, c’est le massacre de l’homme par l’homme. Le trotskisme, c’est le contraire. ».

 Patrick Gofman décrit avec précision, références, humour et cruauté, les dégénérescences parallèles des staliniens et des trotskistes, leur choc fatal avec l’iceberg de l’Histoire, leurs gargouillis à travers leurs derniers rejetons : Melenchon, Panot, Quattenens et quelques autres.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.