Zooms
Zoom - Philippe Colin-Olivier : Un polar entre Audiard et Frédéric Dard
Il a un sens aigu du burlesque, ses dialogues sont drôles et satiriques, l'hilarant Philippe Colin-Olivier revient sur TVL pour son dernier polar "Les cadavres n'ont pas toujours bonne mine". Se réclamant d'Audiard, le romancier nous plonge dans la vie du milliardaire Roland Arezzeau. L'homme est frappé d´une maladie neurologique. Affaibli, craignant pour sa sécurité, il engage deux gardes du corps singuliers : Costes et Bernstein. Une complicité inattendue naît entre le super-riche et les deux super-pauvres. Alors qu´il semble se rétablir, Arezzeau trépasse brusquement. A-t-il été assassiné ? Et par qui ? Nos deux compères se lancent dans une enquête doublement inspirée : venger le magnat… et mettre la main sur le magot. Un "thriller" joyeusement immoral !
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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