Zooms
Zoom - Philippe Kalfayan : On étrangle l’Arménie dans le silence des Etats et des médias !
Juriste, consultant spécialisé en droit international public auprès d’institutions gouvernementales ou d’ONG, Philippe Kalfayan a participé à la publication d’un livre noir sur le Haut-Karabakh. L’objectif de l’ouvrage, rédigé par une trentaine de personnalités, est de rappeler que les persécutions contre l’Arménie n’ont jamais cessé depuis 1915. Aujourd’hui, après la guerre de 2020, l’Azerbaïdjan a de nouveau agressé militairement l’Arménie dans l’indifférence totale des médias et des autre Etats européens. Ils sont tous restés sans réagir devant les propos haineux des dirigeants azéris, la destruction du patrimoine arménien, les exactions contre les populations civiles et militaires, le traitement inhumain des prisonniers.
Philippe Kalfayan évoque les autres acteurs essentiels de ce conflit et en tout premier lieu la Turquie qui a érigé "l’arménophobie" en idéologie nationale, en soutien aux autorités de Bakou (Azerbaïdjan). L’Arménie est étranglée et isolée. Où peut-elle trouver des alliés ? Philippe Kalfayan répond sans détours et sans langue de bois. L’enjeu final reste de permettre la survie d’une nation européenne millénaire et de sa culture face à la volonté éradicatrice de ses adversaires.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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