Zooms
Zoom - Philippe Prévost : Laïcité française : la religion de la République
Charte de la laïcité, polémiques sur le voile ou l’abaya, fête de Hanoucca à l’Élysée... Comme l’a écrit Jean-Marie Mayeur, historien spécialiste de la IIIème République, "Peu de mots sont plus chargés de passion que celui de laïcité".
Ce concept a deux sens très différents, pour ne pas dire opposés. Un sens traditionnel dérivé de la parole du Christ : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" et celui donné à partir de la Révolution ou sous prétexte d’unité, tout a été donné à César et rien à Dieu. Ces deux conceptions de la laïcité sont incompatibles contrairement à ce qu’ont cru les partisans du Ralliement et du dernier Concile. C’est cette histoire mouvementée ou les torts ne sont pas tous du même côté, loin de là, que raconte l'historien et essayiste Philippe Prévost dans son ouvrage "Vraie et fausse laïcité" publié aux Editions d'Action Française.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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