Zooms

Zoom - Romée de Saint Céran : Notre livre est une arme d’instruction massive

Publiée le 27/11/2023

Dessinateur de presse, Romée de Saint-Céran a illustré et co-écrit avec Arnaud Florac "Education minimum" (Editions Magnus). Ce recueil reprend les meilleures chroniques publiées dans le magazine "La Furia". Les auteurs nous offrent, avec humour et espièglerie, une arme d’instruction massive, un voyage dans ce que la culture a de meilleur et de plus accessible. Cet ouvrage tient du dictionnaire amoureux, du manuel de savoir-vivre et du livre de textes littéraires. Il dessine les contours d’un paysage qui nous reste familier : la France, la culture, la beauté, la grandeur. Ce livre commence par un hommage à Brigitte Bardot. Il se poursuit par des portraits d’hommes libres de Desproges à Jean-Pax Méfret, de Raspail à Céline et Evola. Mais parce que l’humour et la fantaisie sont le fil rouge de ces chroniques endiablées, Florac et Saint Céran répondent à des questions existentielles : "1314, début du bordel ?", "Chien et chat : qui est de droite ?", "Et si le Moyen Âge, c’était mieux que maintenant" ou encore "Du Guesclin, coach en séduction". "Education minimum" est un livre revigorant, tumultueux, un livre de rééducation… au minimum.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.