Zooms
Zoom - Stanislav Stoyanov : La Bulgarie a perdu le tiers de ses habitants depuis 1990
La Bulgarie est le pays le plus pauvre de l’Union européenne. Elle est aussi le pays le plus menacé d’extinction démographique pure et simple : depuis la fin du communisme, sa population est passée d’environ 9 millions d’habitants à 6 millions d’habitants (si l’on compte la population résidant réellement à l’année dans le pays). Par ailleurs, une grande instabilité politique s’est instaurée dans le pays, avec la tenue de cinq élections législatives entre 2021 et 2023. Durant cette période, la formation politique nationaliste Renaissance (en bulgare : Vazrazhdane) a connu une progression constante, approchant désormais les 15% des suffrages exprimés. Vazrazhdane aura très probablement des élus dans le prochain Parlement européen, et a officiellement rejoint le parti ID (dans lequel on retrouve notamment le RN français ou le FPÖ autrichien) en janvier 2024.
Dans un entretien exclusif pour TVLibertés, et en langue française, le député bulgare Stanislav Stoyanov parle des différentes problématiques de la Bulgarie : la démographie, la pauvreté, la corruption, l'agriculture, les communautés turques et tziganes, l’Islam en Bulgarie, les relations avec la Russie ou la Turquie, l’Union européenne.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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