Passé Présent

Le Nouveau Passé-Présent avec Philippe Pichot-Bravard : Au cœur de la régénération révolutionnaire

Publiée le 23/01/2024

La Terreur occupe une place unique dans notre longue histoire. Elle est la mauvaise conscience de la République, la part d’ombre d’une révolution qui se revendiquait "populaire", "humanitaire" et "libératrice", et décida la mort violente de plusieurs centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, dont les trois quarts appartenaient au peuple des laboureurs, des artisans et des journaliers. Elle demeure l’objet d’âpres controverses historiques. Les historiens se disputent encore aujourd’hui sur son ampleur, sur sa signification et sur son existence réelle. D’aucuns s’emploient à en minorer l’importance, à l’instar de Jean-Clément Martin. D’autres, au contraire, en font remonter l’origine dès le commencement de la Révolution. Pendant longtemps, les uns ont présenté la terreur comme une réponse aussi radicale que nécessaire aux menaces qui entouraient en 1793 la République française. Les autres relèvent, au contraire, que la terreur fut l’instrument indispensable de la politique de régénération de la société et de régénération de l’Homme poursuivie par les acteurs de la Révolution dès 1789.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.