Passé Présent

Le Nouveau Passé-Présent - Castillon, 17 juillet 1453, la France gagne la guerre de Cent Ans

Publiée le 18/06/2025

Le 17 juillet 1453, près de Castillon en Guyenne, les troupes françaises infligent une défaite décisive aux forces anglaises commandées par John Talbot. Cette bataille marque la fin militaire de la guerre de Cent Ans, avec le retour durable de la Guyenne dans le giron capétien. Elle illustre aussi une transformation majeure de l’art de la guerre au XVe siècle, avec l’emploi massif de l’artillerie et une armée française désormais organisée, permanente et centralisée.

Malgré son importance stratégique, cette victoire reste peu connue en France, souvent éclipsée par d'autres épisodes du conflit comme Azincourt ou Poitiers.

Dans cette émission de Passé/Présent, Julien Adam, historien, revient sur les faits, les acteurs et les enjeux de cette bataille à partir de son livre Castillon – 17 juillet 1453, publié chez Historic’One dans la collection Les Batailles oubliées. Un travail rigoureux qui éclaire un moment-clé du Moyen Âge.

 

La Revue d'Histoire européenne : https://bit.ly/3HIZClA

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.