Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - L'Amérique et sa "Destinée manifeste"
L'Amérique et sa "Destinée manifeste" : Guillaume Fiquet reçoit Philippe Conrad auteur de l'introduction au dossier "Les Etats-Unis, la guerre permanente" du numéro 14 de la Revue d'Histoire européenne. Dès le XIXe siècle, la nation américaine s’est vue comme investie d’une mission providentielle, porteuse des valeurs de paix et de liberté, mais ce messianisme, moral, ne peut faire oublier les intérêts de puissance qu’il dissimule. Le terme "Destinée manifeste" est utilisé pour la première fois en août 1845 par le journaliste John O’Sullivan pour légitimer la guerre que les États-Unis se préparent à livrer au Mexique. Les mots qu’il emploie sont révélateurs : « Notre destinée manifeste consiste à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence, pour le libre développement de nos millions d’habitants, qui se multiplient chaque année. »
Ouvrages cités :
Revue d'Histoire européenne
Révolution t. 2, Livre 1 : Egalité, 292 p., 28 €, Ed. L'An 2.
Ils ont fait l’histoire, Mussolini. 46 p., 14,95 €, E. Glénat.
Warbirds, Polikarpov I-16, 48 p., 15,50 €, Ed. Soleil.
Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?
Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.
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