Les Conversations

Les Conversations avec Guillaume Peltier : Un homme pour unir les droites

Publiée le 27/02/2022
En rejoignant Eric Zemmour, Guillaume Peltier, député LR du Loir-et-Cher (il dit plus volontiers la Sologne, contrée bien particulière qui lui tient à cœur), a fait ce qu’il est très rare que fasse un parlementaire : mettre son siège en jeu et lui préférer ses convictions. Les caciques du parti Les Républicains ont cherché à minimiser le coup d’éclat de celui qui fut n°2 de leur parti en parlant de "retour aux sources", allusion à ses premiers engagements auprès de Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers. Justement, pour le comprendre, il faut revenir aux sources de cet homme politique atypique, exceptionnellement dynamique, encore jeune et certes ambitieux mais dont le parcours montre beaucoup moins de sinuosités que de droiture, une volonté d’unir les droites qu’éclairent fort bien les souvenirs de son enfance et de sa jeunesse. Voici, à n’en pas douter, un homme politique qui comptera et que l’on gagne à mieux connaître.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Jacques Cheminade sans filtre (2ème partie)

Publiée le 14/06/2026

Voici bien l’un de mes invités les plus appréciables en même temp que celui dont je me sente le plus éloigné - intellectuellement s'entend. Certaines de ses phrases comme "je n’ai de maison nulle part" (phrase extraite de notre premier entretien), sa foi dans le caractère illimité de la raison humaine, donc du Progrès, sa persistante croyance en la possibilité d’une bonne Amérique (ou plutôt des Etats-Unis des premiers âges qui se voulaient débarrassés de l’Imperium britannique), son goût pour l’exploration spatiale, au-delà de Mars, en utilisant la Lune qu’il serait selon lui "très facile" d’utiliser comme "station-relai", sont radicalement contraires au sens des limites qui caractérise l’esprit conservateur. Et pourtant, je suis allé le voir jadis, un beau jour de 1996, au siège de son parti "Solidarité et Progrès", début d’une conversation à épisodes qui n’a jamais pris fin, et que j’ai poursuivi par de roboratives lectures. En fait, l’insatiable curiosité de cet énarque qui croit en l’Etat et refuse, contrairement à la plupart de ses coreligionnaires, que le pouvoir soit définitivement passé entre les mains de grands financiers que, du coup, presque tous les autres s’empressent de servir, son abnégation morale, qui va jusqu’au sacrifice du confort matériel, ses magnifiques intuitions sur l’utilisation délibérée, par l’administration états-unienne de la drogue pour contrôler une jeunesse qui  ne s’accommoderait sans doute pas, sans elle, de la guerre permanente que Washington mène à tous les peuples du monde, ou sur les aberrations du système financier international, sont passionnantes à suivre - d’autant que cet infatigable travailleur, cet esprit extraordinairement curieux qui étend son regard des âges paléolithiques jusqu’aux aventures les plus futuristes qu’il imagine pour l'humanité, ce grand intellectuel anormalement optimiste a l’une des conversations les plus riches et documentées dont notre série pouvait rêver.