Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°50 - Hilaire de Crémiers, une vie au service de l’idée royale

Publiée le 15/09/2024

En prélude à la Conversation que nous aurons prochainement avec le prince Jean de France, comte de Paris, nous avons rencontré celui qui en sait probablement le plus long sur l’histoire de l’idée royale en France et sur son actualité, Hilaire de Crémiers. Héritier d’une grande famille poitevine, homme de foi, de fidélité et d’honneur, (il est d’ailleurs le président d’honneur de l’Action française), cet homme trop modeste qui dirige "Politique Magazine" et "La Nouvelle Revue Universelle" fondée par Jacques Bainville, a placé son érudition, sa patience et son imagination au service d’une grande cause qui, contrairement à ce que l’on croit, rencontre aujourd’hui une audience croissante, notamment auprès des jeunes. Ecoutons le présenter son Maurras, dont il a une lecture très particulière, raconter le "mai 68 des royalistes" ou la manifestation du 11 novembre 1940, revenir sur les heurs et malheurs de l’Action française, les turpitudes des Républiques, la politique étrangère du trop méconnu Charles X etc. On apprend beaucoup !

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Jacques Cheminade sans filtre (2ème partie)

Publiée le 14/06/2026

Voici bien l’un de mes invités les plus appréciables en même temp que celui dont je me sente le plus éloigné - intellectuellement s'entend. Certaines de ses phrases comme "je n’ai de maison nulle part" (phrase extraite de notre premier entretien), sa foi dans le caractère illimité de la raison humaine, donc du Progrès, sa persistante croyance en la possibilité d’une bonne Amérique (ou plutôt des Etats-Unis des premiers âges qui se voulaient débarrassés de l’Imperium britannique), son goût pour l’exploration spatiale, au-delà de Mars, en utilisant la Lune qu’il serait selon lui "très facile" d’utiliser comme "station-relai", sont radicalement contraires au sens des limites qui caractérise l’esprit conservateur. Et pourtant, je suis allé le voir jadis, un beau jour de 1996, au siège de son parti "Solidarité et Progrès", début d’une conversation à épisodes qui n’a jamais pris fin, et que j’ai poursuivi par de roboratives lectures. En fait, l’insatiable curiosité de cet énarque qui croit en l’Etat et refuse, contrairement à la plupart de ses coreligionnaires, que le pouvoir soit définitivement passé entre les mains de grands financiers que, du coup, presque tous les autres s’empressent de servir, son abnégation morale, qui va jusqu’au sacrifice du confort matériel, ses magnifiques intuitions sur l’utilisation délibérée, par l’administration états-unienne de la drogue pour contrôler une jeunesse qui  ne s’accommoderait sans doute pas, sans elle, de la guerre permanente que Washington mène à tous les peuples du monde, ou sur les aberrations du système financier international, sont passionnantes à suivre - d’autant que cet infatigable travailleur, cet esprit extraordinairement curieux qui étend son regard des âges paléolithiques jusqu’aux aventures les plus futuristes qu’il imagine pour l'humanité, ce grand intellectuel anormalement optimiste a l’une des conversations les plus riches et documentées dont notre série pouvait rêver.