Passé Présent

Passé-Présent avec Frédéric Le Moal - Benito Mussolini avant le fascisme

Publiée le 03/12/2025

Passé-Présent se penche sur une figure que l’on croit connaître, mais dont une grande partie du parcours demeure méconnu : Benito Mussolini avant qu’il ne devienne le Duce. Le Mussolini, d’entre 1912 et 1919, à une époque où rien ne laisse encore présager le futur dictateur. Un Benito Mussolini tour à tour socialiste révolutionnaire, agitateur, intellectuel autodidacte, journaliste brillant, puis interventionniste convaincu au moment de la Grande Guerre. Un Mussolini changeant, multiple, contradictoire, bien éloigné de l’image figée que l’histoire a retenue.
Nous allons comprendre des années décisives, souvent éclipsées par la période du pouvoir, et qui éclairent pourtant l’émergence d’un phénomène politique inédit : le fascisme. Nous évoquerons ensemble les ruptures, les métamorphoses, mais aussi les continuités d’un homme dont la trajectoire personnelle se confond avec les bouleversements de l’Europe du début du XXᵉ siècle. Pour comprendre Mussolini, il faut revenir au jeune révolutionnaire, au militant socialiste, à l’homme du front, à l’échec politique de 1919.
Une émission avec Frédéric Le Moal, historien, spécialiste de l’Italie contemporaine, des relations internationales et des totalitarismes. Il vient de signer la préface du remarquable ouvrage d’Emilio Gentile, "Avant qu'il ne devînt le Duce", récemment traduit en français et paru aux éditions Certamen.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.