Passé Présent

Passé-Présent n°257 - Jeanne d'Arc : mystique et diplomate

Publiée le 05/11/2019

Kabylie : la montage rebelle

Les Kabyles, de culture, de langue et de conscience berbères, vivants dans un massif montagneux situé à 150 km au sud de la côte méditerranéenne algérienne, ont développé, tout au long de leur histoire, une opiniâtre résistance face à leurs conquérants successifs. De nos jours, ils luttent dans l'espoir d'obtenir l'autodétermination dans une Algérie qui, malgré d'abondantes ressources naturelles et un dynamisme démographique, n'a jamais réussi à se redresser depuis 1962, date de son indépendance.

L'environnement politique et spirituel de Jeanne d'Arc

Philippe Conrad reçoit Dominique Paoli, auteur de l'introduction et de la postface du livre de Siméon Luce Jeanne d'Arc à Domremy (Via Romana - 248 p. - 22 €). Historienne, essayiste et journaliste, Dominique Paoli accompagne les travaux que l'historien Siméon Luce (1833-1892) a consacrés aux origines de la mission de Jeanne d'Arc, interprétant ses voix avec une neutralité prudente tout en apportant des preuves tangibles sur le comportement de l'héroïne, à la fois patriote, mystique et dotée d'une irrésistible force de persuasion.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.