Passé Présent

Passé-Présent n°276 : Comment Trotski fut exécuté

Publiée le 14/07/2020

L'assassinat de Trotski

L'exil mexicain sera fatal au théoricien de la révolution et fondateur de l'Armée Rouge : Léon Trotski qui, au mois d'août 1940, succombera au coup de piolet de Ramon Mercader. L'ordre de Joseph Staline sera ainsi exécuté après une première tentative d'attentat avortée. Les deux révolutionnaires soviétiques entrèrent en conflit idéologique dès 1923 et le futur maître du Kremlin exclura Trotski du parti communiste avant de le faire déporter, puis expulser de l'URSS en 1929. Philippe Conrad nous en explique les raisons.

L'ombre de De Gaulle

Ancien directeur de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, Jacques Boncompain est invité par Philippe Conrad en considération de ses travaux sur l'Histoire, car ses recherches l'ont conduit à analyser les rôles respectifs du maréchal Pétain et du général De Gaulle au cours de la seconde guerre mondiale. "Je brûlerai ma gloire", titre de son dernier ouvrage, est évocateur des actes de Philippe Pétain pendant cette période, dans une France à terre sauvée par un armistice lui préservant l'Empire et la Flotte et où, selon l'auteur, le rendez-vous de Montoire est un Verdun politique. "Je brûlerai ma gloire" par Jacques Boncompain - Muller éditions - 710 p. - 28 €

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.