Passé Présent

Passé-Présent n°296 : Chypre, l'épine turque dans le talon européen

Publiée le 02/03/2021

La guerre d'indépendance grecque

Dans la première partie, Philippe Conrad rappelle les événements qui ont précédé la complète indépendance de la Grèce ; le pays s'émancipant définitivement de la tutelle des ottomans en février 1832 suite à d'âpres luttes insurrectionnelles soutenues à la fois par les grandes puissances européennes, la diaspora hellène et une mobilisation d'écrivains et d'artistes tels Byron, Chateaubriand, Delacroix ou Hugo.

Chypre, l'épine turque dans le talon européen

Grande île de la Méditerranée orientale, chargée d'une riche et longue histoire aux multiples vicissitudes, Chypre est encore aujourd'hui séparée entre un Etat libre au sud, et un territoire occupé militairement par les Turcs au nord, depuis 1974, faisant de Nicosie la seule capitale divisée dans le monde. L'invité du professeur Conrad, Jean-Claude Rolinat, expose les enjeux géopolitiques actuels, non sans avoir auparavant retracé le rôle des byzantins, francs, vénitiens, ottomans et britanniques qui, tour à tour, dominèrent l'île. "Chypre. L'épine turque dans le talon européen" par Jean-Claude Rolinat - Editions des Cimes - 234 p.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.