Passé Présent

Passé-Présent n°315 - Afghanistan : la fin de l'hégémonie des Etats-Unis ?

Publiée le 14/09/2021

Afghanistan : la fin de l'hégémonie des Etats-Unis ?

Géopoliticien, chroniqueur à Boulevard Voltaire, Antoine de Lacoste Lareymondie s'entretient avec Philippe Conrad sur la situation actuelle aux Proche et Moyen-Orient. L'échec diplomatique, la déroute militaire des Etats-Unis en Afghanistan entraînant leur départ précipité, la faillite des services secrets, tout cela participe à l'affaiblissement de leur puissance et confirme l'entreprise utopique d'exporter la "démocratie" chez des peuples de culture différente. Nos spécialistes évoquent également les enjeux et perspectives des pays voisins et concluent sur la situation du malheureux Liban.

De Grasse, héros français de la bataille de Chesapeake

Au cours de la guerre d'indépendance des Etats-Unis, les insurgés luttant contre les troupes britanniques firent subir à ces dernières une défaite navale cruciale grâce à la stratégie du lieutenant-général français de Grasse (1422-1788) dans la baie de Chesapeake, large estuaire s'étendant entre la Virginie et le Maryland. Anne Sicard nous restitue avec passion les détails de cette décisive bataille maritime du 05/09/1781.

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.