Passé Présent

Passé-Présent avec le général Philippe Sidos : Les guerres d'Afghanistan - 1ère partie : le XIXe siècle

Publiée le 31/12/2025

L'histoire de l'Afghanistan est d'abord une histoire militaire, l'histoire d'un pays constamment impliqué dans des conflits en raison d'invasions étrangères ou de luttes de pouvoir. C'est l'histoire d'une nation qui lutta pour imposer son indépendance face à d'autres puissances expansionnistes. Son unité et la puissance de sa réputation guerrière s'établirent dans ses luttes depuis le XVIIIème siècle. Les réactions de la population afghane, véritable mosaïque de communautés et de tribus, furent à la fois variées et empreintes de fierté territoriale. Mais surtout, l'histoire militaire de l'Afghanistan aux XIXème et XXème siècles s'est trouvée au cœur des rivalités stratégiques entre l'Empire tsariste et l'Empire britannique, puis entre l'URSS et les Etats-Unis, qui ont voulu y reconstruire un Etat viable et y conduire une "guerre contre le terrorisme". Les résultats furent systématiquement mitigés et, si les envahisseurs y ont démontré de belles qualités militaires et remporté nombre de succès tactiques, aucun n'a pu vouloir s'imposer au "royaume de l'insolence" et vaincre ses fiers défenseurs.
Passé-Présent reçoit le général Philippe Sidos, auteur de "Les guerres d'Afghanistan" (Perrin/Ministère des Armées) qui y a servi à plusieurs reprises, raconte avec brio les guerres d'Afghanistan, successivement impériales, coloniales et idéologiques : tour à tour menées par les Britanniques au XIXème siècle dans le cadre du Grand Jeu, par les Soviétiques à partir de 1979, puis par les Américains à partir de 2001.

Passé-Présent avec Odile de Lacoste Lareymondie - Quand la Martinique se révolte contre la Révolution !

Publiée le 10/06/2026

En 1793, pendant que la Révolution guillotinait à Paris et que la Vendée brûlait, une autre résistance s'organisait – à six mille kilomètres de la métropole, dans une colonie que Paris croyait acquise. Des planteurs, leurs esclaves, des hommes de couleur libres. Ensemble, contre les commissaires de la Convention, contre le tribunal révolutionnaire qu'on installait déjà sur la place principale de Fort Royal. Ils ont tenu des mois, gagné des batailles, et contraint Rochambeau lui-même – fils du héros de la guerre d'indépendance américaine – à capituler après quarante-trois jours de siège. La Martinique n'a pas connu la Terreur. Les familles sont restées sur leurs terres, l'île a traversé le XIXe siècle avec une continuité sociale que la Guadeloupe voisine, dévastée par Victor Hugues, n'a jamais retrouvée. Cette histoire, l'historiographie officielle ne la raconte pas. Pour raconter cette page d'histoire méconnue "Passé-Présent" reçoit Odile de Lacoste Lareymondie pour son ouvrage "La Vendée créole" paru chez Via Romana.